En quelques jours, l'image de la toute-puissance de Xi Jinping s'est écornée. Il y a moins de deux mois, le congrès du Parti communiste chinois lui a permis de rester indéfiniment secrétaire général, alors qu'il occupait déjà ce poste depuis dix ans. Xi Jinping pouvait ainsi avoir comme projet de renforcer son emprise sur le Parti et sur le pays, avec l'intention de montrer que le système de gouvernance chinois est très supérieur au mode de fonctionnement des démocraties occidentales en constant déclin.
Or, voilà que subitement, une protestation populaire totalement inattendue a surgi dans plusieurs grandes villes de Chine.
Depuis le week-end du 26 novembre, à Shanghai, Pékin ou Canton, mais aussi à Wuhan, Xi'an ou Chengdu, des foules plus ou moins nombreuses défilent en scandant des slogans tels que «il y en a marre des codes sanitaires» ou «non aux confinements, nous voulons la liberté». Il arrive que soit scandé «retirez-vous» en direction des policiers qui surveillent ces défilés tandis que, fréquemment, certains de ces manifestants brandissent des feuilles de papier blanc, censées symboliser la censure.
La plupart de ces cortèges chantent à un moment l'hymne national chinois ou «L'Internationale». Et parfois, certains s'engagent dans des propos nettement plus politiques tels que «Xi Jinping, démissionne!» ou encore «Parti communiste chinois, retire-toi!».
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De nombreuses images de toutes ces manifestations apparaissent actuellement sur le net chinois. Elles sont prises par des manifestants, photographes ou vidéo-amateurs qui s'empressent de les diffuser sur les réseaux sociaux tels que Weibo ou WeChat, des équivalents en Chine de Twitter. Ces images sont vues par des...
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