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Affaire Sarkozy-Bismuth : les enjeux du procès en appel
Valentine Arama - LePoint -
02/12
Jugé en première instance fin 2020 dans l’affaire des « écoutes », l’ancien chef de l’État avait écopé d’une peine de trois ans de prison, dont un an ferme.
C'est une affaire qui en avait entraîné une autre. En 2013, les juges qui enquêtent sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de 2007 décident de mettre Nicolas Sarkozy sur écoute. C'est à cette occasion qu'ils vont s'apercevoir qu'il discute avec son avocat, Me Thierry Herzog, ami de longue date, via une ligne « occulte » ouverte sous le nom désormais célèbre de Paul Bismuth. Les magistrats constatent que les deux hommes semblent bénéficier d'informations couvertes par le secret et qui concernent une autre procédure dans laquelle l'ancien chef de l'État a un temps été mis en cause : l'affaire Bettencourt.
Alors qu'une nouvelle information judiciaire est ouverte, les interventions téléphoniques cessent subitement. Les enquêteurs en sont alors persuadés : Nicolas Sarkozy a bénéficié d'une ou de plusieurs taupes dans l'appareil judiciaire français, qui l'auraient renseigné sur des procédures le visant. C'est le début d'une affaire à multiples tiroirs, qui a déjà valu à l'ancien président d'être condamné en première instance pour « corruption et trafic d'influence » à trois ans de prison, dont un an ferme. Me Herzog et Me Azibert ont écopé de la même pe... [Courte citation de 8% de l'article original]
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