Phurparani Tamang

Humanite - 01/12
Après un examen médical obligatoire, Phurparani Tamang a reçu son visa de travail. « Une fois au Qatar, elle a trouvé un emploi de femme de ménage, ce qui la satisfaisait car elle ne devait pas travailler à l’extérieur, au soleil », explique sa mère. Un jour, elle a été emmenée à l’hôpital. « Elle nous a dit qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Mais quelques jours plus tard, j’ai appris qu’elle était morte. Je n’arrive pas à croire qu’elle ne soit plus là. Son corps est arrivé à l’aéroport de Katmandou quatre jours seulement après sa mort. » Sa mère s’est rendue sur place pour le recevoir : « Notre fille est partie pleine de vie au Qatar pour soutenir sa famille. Elle en est revenue morte. » Chaque jour jusqu’à la fin du Mondial de football, l’Humanité publie une carte rendant hommage à un ouvrier décédé au Qatar depuis l’attribution de l’organisation de la Coupe du monde à ce pays. Ce travail a été réalisé par Blankspot, une plateforme suédoise de crowdfunding dédiée au journalisme d’investigation. Pour découvrir son travail et la soutenir, rendez-vous sur : www.cardsofqatar.com

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