Quand les lycéens manifestent, les sanctions pleuvent

Humanite - 30/11
Charges de police, élèves placés en garde à vue sans respect de leurs droits, jeunes militants exclus pour s’être exprimés hors de leur lycée... La journée de mobilisation du 10 novembre a été le cadre d’une répression trop systématique pour relever du hasard.

Exclu de son lycée pour avoir exercé ses droits de citoyen : voilà ce qui arrive à Roman, un lycéen de Tarbes (Hautes-Pyrénées). L’affaire remonte au 10 novembre dernier. Ce jour-là, dans le cadre de la mobilisation interprofessionnelle pour les salaires, les jeunes sont aussi sur le pont. Avec leurs revendications propres : réformes des bacs général et professionnel, Parcoursup, précarité étudiante… Devant le lycée Marie-Curie de la ville, selon un processus désormais traditionnel, les élèves se sont donné rendez-vous à l’aube pour organiser le blocus de l’établissement. Pose d’antivols, entassement de poubelles et palettes : pour l’ouverture du lycée, à 8 heures, tout est prêt, dans le calme. D’ailleurs, très vite, les manifestants débloquent l’entrée de s...
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