Expliquer le fonctionnement d'un congrès du Parti socialiste (PS) est une gageure. Ce n'était déjà pas très simple à comprendre depuis des décennies, c'est-à-dire depuis le «congrès d'unification des socialistes» sous l'autorité de François Mitterrand, en 1971, à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Et ça ne s'est pas arrangé dans les années qui ont suivi, tant le jeu des courants et l'alliance des contraires dépassaient l'entendement.
On vous parle d'un temps où le PS allait finir par dominer la gauche jusqu'à envoyer à l'Élysée deux de ses premiers secrétaires, François Mitterrand lui-même en 1981, puis François Hollande en 2012. Encore faut-il souligner que le second signait la fin d'un cycle qui allait prouver, une fois de plus, que la roche Tarpéienne n'est pas éloignée du Capitole.
Mais ça, c'était avant. À l'époque du moment magique et dévastateur des courants qui portaient le nom de leur chef de file, ce qui ne doit pas dire grand-chose aux plus jeunes. Ainsi y avait-il les mitterrandistes, les jospinistes, les mauroyistes, les fabiusiens, les rocardiens, les emmanuellistes, les chevènementi...
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