Ballaké Sissoko à Kora ouverte

Astrid Krivian - LePoint - 12/05
MUSIQUE. C’est un album de rencontres que propose le maestro malien de la kora. Dans Djourou, il a  invité Salif Keita, Oxmo Puccino et Sona Jobarteh, entre autres.

Tel le fil d'Ariane de son parcours, de sa vie, les cordes de sa kora figurent ce lien à ses ancêtres, à sa lignée de griots, à son père, le grand korafola Djelimady Sissoko. Les cordes symbolisent aussi ce qui le relie aux autres, d'où le titre de son nouvel album Djourou (« corde » en bambara). Ballaké Sissoko y a invité des artistes de divers horizons pour instaurer un vrai dialogue musical. « Je tends ma corde vers les autres. C'est un moyen de nous rapprocher. La kora me donne l'envie d'aller vers eux, et de les faire venir à moi », confie-t-il, lors de notre rencontre dans les bureaux parisiens de son label No Format !. 

Des featurings de haute volée

Pour cet album constitué en majorité de featurings, on trouve notamment son compatriote Salif Keita sur le titre Guelen, le violoncelliste Vincent Ségal, son fidèle complice, avec qui Ballaké a signé deux albums, Chamber Music et Musique de Nuit. Ils revisitent ici La Symphonie Fantastique de Berlioz avec le clarinettiste Patrick Messina. Le maître de la kora convie sa nièce, la koraïste anglo-gambienne Sona Jobarteh, offrant avec Djourou un délicat et poignant tête-à-tête familial, où plane l'héritage de leurs ancêtres communs. « Je suis très fier de Sona, elle est une grande joueuse. Nous sommes en harmonie », se r...
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