Sommes-nous prêts à nous passer d'éclairage public?

Léa Tardieu - Slate FR - 29/11
L'éclairage public connaît des mesures de restriction pour réduire la facture énergétique et la pollution lumineuse. Derrière cette dynamique se trouvent de nombreux enjeux d'acceptabilité.

L'éclairage artificiel, public et privé, s'est accru ces dernières années, de concert avec une urbanisation croissante. Outre contribuer à la facture énergétique collective, l'éclairage artificiel nocturne engendre une pollution lumineuse qui affecte la biodiversité végétale et animale, la santé humaine et rend difficiles les observations astronomiques. Or les paysages nocturnes font partie du patrimoine commun de la nation, comme en dispose le code de l'environnement.

Brillance de fond de ciel dans le département de l'Hérault et la métropole de Montpellier, située non loin de l'emblématique parc national des Cévennes bénéficiant du prestigieux label de Réserve internationale de ciel étoilé depuis 2018. La brillance de fond de ciel est un proxy de la pollution lumineuse, exprimée en magnitude par seconde d'arc2 (mag/arcsec2), qui correspond à la luminosité des étoiles perçue depuis le sol. | La Telescop et DarkSkyLab / Léa Tardieu, Chloé Beaudet, Maia David, Christine Jez, Jennifer Amsallem

Pour lutter contre la pollution lumineuse et amorcer leur transition écologique, les communes disposent de plusieurs options, que la situation énergétique actuelle pousse de plus en plus à considérer à travers des plans de sobriété énergétique.

Elles peuvent, par exemple, adapter leur parc d'éclairage ou leurs façons d'éclairer par l'extinction partielle ou totale des luminaires, changer le type de lampes, améliorer l'orientation des lampadaires… (voir à ce propos les recommandations du guide «Trame noire» ...
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