Elles n'ont pas encore 100 ans, et pourtant, elles n'ont pas pris une ride. Les deux dystopies de George Orwell et Aldous Huxley, 1984 et Le Meilleur des mondes, écrites au XXe siècle pour dénoncer, à travers la fiction, la mécanique des régimes totalitaires, de l'URSS au nazisme, sont encore des références.
Les deux romans, régulièrement convoqués dans le débat public, font aujourd'hui l'objet d'un documentaire sur Arte, qui dresse un parallèle entre les sociétés décrites par leurs auteurs et certaines dérives du monde de l'entreprise, du management toxique à la surveillance généralisée des salariés. Une analogie qui suscite le débat.
Dans 1984, l'ouvrage de George Orwell, le lecteur suit Winston, un citoyen éveillé, qui décide de se révolter contre le monde totalitaire dans lequel il vit. Dans cette société dirigée par Big Brother (d'où le mythique slogan «Big brother is watching you»), la vérité n'existe pas, et le langage, vidé de son sens, sert surtout à masquer les violences. Les citoyens récalcitrants subissent une sorte de lavage de cerveau, jusqu'à ce qu'ils rentrent dans le rang et adhèrent à la pensée dominante.
Le Meilleur des mondes, écrit quelques années avant 1984 par Aldous Huxley, raconte quan...
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