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Nastassja Martin : 'J'ai dû écrire pour survivre', dit, dans Flip, une anthropologue attaquée par un ours
MSN -
26/11
L'une des vedettes du Festival littéraire international de Paraty, une française, parle des traces qu'elle garde de son combat avec un ours en 2015, thème de "Escute as Feras"
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ENVOYÉE SPÉCIALE / PARATY - Nastassja Martin a lu Tropiques tristes, de Claude Lévi-Strauss, quand elle avait 16 ans et en était émerveillée. C'était sa première en anthropologie. A cette époque, à la recherche d'un métier, elle ne trouve rien qui corresponde à ce qui la tracasse depuis l'âge de 7 ou 8 ans, mais qu'elle n'arrive pas à expliquer. Quelque chose à propos de personnes vivant un mode de vie complètement différent du sien en France.
Ce n'était pas de la sociologie. Pas la biologie. Cela avait à voir avec la nature, la culture et la relation entre les humains et les non-humains. Il s'est quand même retrouvé en sociologie et, vers la fin du cours, il a reçu un livre en cadeau d'un professeur. C'est à la lecture d'Autres natures, d'autres cultures que tout s'est mis en place – selon les mots de Philippe Descola, elle a découvert la théorie qui expliquait ce qu'elle ressentait. De là, ce n'était qu'un saut pour lui de la guider dans sa maîtrise.
Ainsi commence l'histoire qui mènera cette jeune Française de 36 ans au bout du monde – à la rencontre des gwinch'in, en Alaska, et même, à l'extrême est de la Sibérie, des groupe... [Courte citation de 8% de l'article original]
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