Conflits d’intérêts, pantouflage : en Macronie, le privé dans tous ses États

Humanite - 18/10
Les conflits d’intérêts révélés par les affaires Kohler et Dupond-Moretti ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Recours aux cabinets de conseil, pantouflage, rétropantouflage… depuis 2017, la logique d’entreprise a contaminé la fonction publique.

Les affaires collent à la Macronie comme une encombrante étiquette. La mise en examen pour prise illégale d’intérêts d’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, ainsi que le renvoi en procès d’Éric Dupond-Moretti pour conflit d’intérêts font trembler le sommet de l’État. Deux dossiers qui s’ajoutent aux scandales précédents, dont l’affaire McKinsey, qui a révélé l’ampleur du recours par l’État aux cabinets de conseil privés : plus de 1 milliard d’euros en 2021, selon la commission d’enquête sénatoriale qui a débouché sur une proposition de loi examinée ce mardi (lire page 8). Une fois de plus, cela jette une lumière crue sur les confusions dangereuses entre intérêt général et privé entretenues par le pouvoir macronien.

Entretenues et encouragées, même. Car la majorité présidentielle a fait de l’effacement de la frontière entre public et privé son ADN, et un argument électoral. C’est l’éloge de la « société civile » comme condition du dépassement des clivages et du renouveau démocratique. Les marcheurs ont alors érigé en vertu le pas...
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