Un plan aérien du fleuve Amazone qui sinue à travers la canopée. Un jaguar allongé sur une branche, deux de ses pattes se balançant nonchalamment dans le vide. Le chef Raoni entouré d'enfants, sa bouche ornée d'un labret rituel délivrant des appels à l'aide.
D'immenses troncs d'arbres qui cèdent sous les dents de tronçonneuses rugissantes, avant d'être chargés sur de grands camions. Des flammes qui emportent des milliers d'hectares de végétation inexplorée ou presque.
Ces images de la forêt amazonienne, nous les connaissons tous, elles appartiennent depuis longtemps à notre conscience collective. Elles sont profondément implantées dans les cerveaux de tous les êtres humains ayant eu accès à la télévision ou à internet au cours des dernières décennies.
Grâce à elles, plus personne n'ignore aujourd'hui la menace que la déforestation légale et illégale de la forêt amazonienne fait peser sur ses splendeurs, ses habitants et sa biodiversité. Sans parler du risque écologique global que représenterait le fait de perdre ce qu'on appelle un peu facilement «le poumon vert de la planète».
Si cette médiatisation n'a pas empêché Jair Bolsonaro de faire doubler le niveau de déforestation durant les quatre ans...
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