L’Afrique en disruption d’Amina Zakhnouf

Malick Diawara - LePoint - 19/11
PROSPECTIVE. Pour la coprésidente de l’association Je m’engage pour l’Afrique, le continent a un potentiel pour faire autrement. Il doit l’exploiter.

« Je suis toujours préoccupé par le nombre de questions non résolues, notamment sur les finances, l'atténuation [réduction des émissions de gaz à effet de serre, NDLR], les pertes et dommages », dégâts déjà causés par le changement climatique, a lancé vendredi aux délégués réunis en plénière le président égyptien de la COP27, Sameh Choukri. Au regard des frustrations des pays en développement face à l'impasse qui a conduit à la prolongation des débats de la conférence sur le climat de Charm el-Cheikh, la question de la disruption est de plus en plus posée. Ne peut-elle pas être l'un des moyens privilégiés par les pays africains, par exemple, pour contourner les obstacles dressés sur le chemin de leur développement par les contraintes liées aux mesures contre le réchauffement climatique mais sur lesquelles les pays industrialisés donnent l'impression d'entretenir un double discours. Avec M-Pesa au Kenya et l'émergence du mobile money, l'Afrique a prouvé qu'elle peut trouver des chemins imprévus, voire imprévisibles, pour résoudre ses défis. Avec l'important potentiel de disruption qui est le sien, l'Afrique aurait tort d'attendre seulement après des solutions que le bon sens devrait imposer. Coprésidente de l'association Je m'engage pour l'Afrique et copanéliste de la table ronde ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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