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LETTRES Quand Proust apprenait à vivre avec un corps malade
Humanite -
16/11
Sur le bon usage des mauvaises santés, de Marcel Proust, traduction de l’introduction et des notes par Delphine Ménage, l’Orma, 62 pages, 7,95 euros Tout le monde sait que Proust était malade. Le retrait imposé par son asthme a-t-il été une des conditions de possibilité de l’écriture de son œuvre ou, au contraire, un obstacle à son accomplissement ? On n’a pas fini d’en débattre. Toujours est-il qu’il en parle, dans ses romans – la maladie est alors celle du narrateur –, dans ses textes critiques et dans sa correspondance. Eusebio Trabucchi a choisi vingt-deux de ses lettres. Elles s’échelonnent de 1901, année où il se confine chez lui pour fuir les pollens qui déclenchent d’atroces crises, à septembre 1922, deux mois avant sa mort. On le voit, dans ce livre « pli », objet qui peut s’expédier comme une carte postale, chercher à composer avec la maladie, apprendre à vivre « enchaîné à cet être différent », son corps. A. N.
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