Tir de missile sur le sol polonais, lien avec la Russie malgré la guerre mais aussi tensions en Iran ou extension du G20 à l'Union africaine : Emmanuel Macron a tiré le bilan ce mercredi de ce sommet particulièrement riche et percuté à plusieurs reprises par l'actualité. Voilà ce qu'il faut retenir du discours du Président de la république.
Après que la Pologne a été touchée par une frappe qui a fait deux morts mardi, le président a préféré rester mesuré, surtout au vu du contexte explosif depuis le 24 février. "Aujourd'hui, les circonstances ne permettent pas d'attribuer ces tirs, donc je resterai extrêmement prudent", a déclaré depuis Bali Emmanuel Macron. "Aujourd'hui, nous ne pouvons pas attribuer" ces tirs, a-t-il ajouté, précisant que les services français travaillent aux côtés des services polonais, britanniques et américains. "Cela montre de très grands risques de déstabilisation" qu'induit cette guerre, a-t-il ajouté.
Peu de temps après sa prise de parole, le président polonais Andrzej Duda a affirmé comme "hautement probable" que le missile qui a tué deux personnes à la frontière avec l'Ukraine ait été utilisé par la défense ukrainienne. "Rien n'indique qu'il s'agissait d'une attaque intentionnelle contre la Pologne", a affirmé Duda à la presse. "Il y a une forte probabilité qu'il s'agisse d'un missile qui a simplement été utilisé par la défense antimissile ukrainienne", a-t-il poursuivi. C'est "probablement un accident malheureux, hélas", a-t-il ajouté.
Souvent critiqué car il continue de discuter avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a tenté de justifier sa position. "La France, à chaque fois que cela sera utile, continuera de discuter avec l'Ukraine, nous le faisons sans cesse, mais aussi avec la Russie", a-t-il déclaré. Bien que Paris soutienne Kiev dans le conflit, "nous avons toujours défendu le fait que cette guerre trouve une issue négociée", a-t-il ajouté, saluant "un consensus plus large autour de cette position", qui n'est pas pour autant "une équidistance" entre la Russie et l'Ukraine.
"La Chine peut jouer à nos côtés un rôle de médiation plus important dans les prochains mois" notamment pour "éviter des offensives encore plus fortes à partir de février", a estimé le dirigeant français. La Chine, comme de nombreux pays non occidentaux, refuse de condamner l'invasion russe de l'Ukraine lancée le 24 février et rejette les sanctions imposées par les alliés occidentaux de Kiev. "Il existe un espace de convergence, y compris avec les grands émergents, la Chine et l'Inde, pour pousser la Russie à la désescalade", a insisté Emmanuel Macron.
Après une nouvelle série de frappes de missiles et de drones lundi contre des groupes d'opposition kurdes iraniens basés au Kurdistan d'Irak voisin, Emmanuel Macron a haussé le ton. Le président français a appelé l'Iran "au respect de la stabilité régionale", évoquant "les bombardements ces derniers jours sur le sol irakien".
Emmanuel Macron a aussi vivement dénoncé l'"agressivité croissante de l'Iran" à l'égard de la France par "des prises d'otage inadmissibles", et appelé Téhéran à "revenir au calme et à l'esprit de coopération". "La France a toujours respecté les dirigeants, le peuple iraniens. Nous avons toujours été dans une approche de discussion, de respect. Je pense que les choix qui ont été faits ces derniers mois ne vont pas dans ce sens du côté de l'Iran. Donc j'appelle au retour au calme, au respect de la stabilité régionale, au respect aussi des ressortissants français", a ajouté Emmanuel Macron.
Le président en a profité pour saluer "le cou...
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