Son arrêt maladie a pris fin, et La France insoumise prépare déjà les esprits à son retour. Absent des bancs de l'hémicycle depuis mi-septembre, le député du Nord Adrien Quatennens, qui a reconnu des violences conjugales, pourrait bientôt faire son retour au Parlement. Jeudi 10 novembre sur Public Sénat, l'Insoumis Alexis Corbière avait indiqué qu'il n'y avait "rien d'établi" mais que "la présidente du groupe", Mathilde Panot, "[avait] fait savoir qu'une réflexion était engagée" à ce sujet. Or, cela ne plaît pas à tout le monde.
Ce lundi sur franceinfo, le député communiste Fabien Roussel a estimé que son collègue ne pouvait pas "revenir" et "faire comme si c'était oublié". Il appelle également son partenaire de la Nupes à engager une réflexion et "un échange" avec l'ensemble de ses membres pour évoquer le cas d'Adrien Quatennens. "Si un tel cas devait se produire [au sein du PCF], nous ne proposerions pas à un député qui a avoué avoir giflé de pouvoir revenir", a-t-il déclaré.
Dimanche, la députée écologiste Sandrine Rousseau avait jugé ce retour "impossible" en l'état. "C'est à lui de prouver aux femmes, notamment aux femmes battues, que son retour en politique pourrait servir ce combat-là" et ce "qu'il est prêt à faire". "Moi je lui dis, c'est impossible de revenir maintenant à la veille d'une manifestation contre les violences comme si de rien n'était", avait-elle précisé, en mentionnant la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles organisée le samedi 19 novembre par le collectif #NousToutes. "Maintenant, il y a la question pas encore abordée dans le cadre de MeToo qui est celle du retour et de la réhabilitation", avait relevé la députée de Paris.
Dans la majorité, on insiste sur le fait qu'Adrien Quatennens, qui a recommencé à tweeter le 12 novembre dernier à propos de l'effondrement d'un immeuble à Lille, peut légalement retourner sur les bancs de l'Assemblée nationale. "Il a le droit de retourner à l'Assemblée", a déclaré le ministre des Comptes publics Gabriel Attal, ce lundi sur LCI. "Rien ne l'en empêche légalement, c'est une question de signal politique qui est souhaité, dans un contexte où il a reconnu un certain nombre de faits", a-t-il ajouté. "C'est à lui et à son groupe politique de décider si le signal qui est envoyé est un problème ou non et la manière dont son retour doit se faire."
Aujourd'hui, rien ne l'empêche de revenir siéger sur les bancs de l'Assemblée nationale.
Yaël Braun-Pivet
La veille, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, s'était dit pour sa part "très mal à l'aise" quant à un éventuel retour, même si Adrien Quatennens "n'est pas inéligible aujourd'hui". "Dans sa vie privée il s'est manifestement rendu coupable d'un délit grave (...) Le comportement d'un député dans sa vie privée doit être d'autant plus exemplaire qu'il a vocation à représenter les autres", avait-il estimé, jugeant qu'il était désormais disqualifié comme acteur politique. Sur Radio J, la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), avait pour sa part estimé qu'"aujourd'hui rien ne l'emp...
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