Pic de bronchiolite : pas de "tri" dans les services pédiatriques des hôpitaux, assure François Braun

LCI - 12/11
[VIDÉO] - Face à l'épidémie de bronchiolite, une pédiatre réanimatrice a déclaré que son service saturé était "obligé de trier nos enfants". Si le ministre de la Santé a reconnu une situation "très préoccupante", il a récusé tout tri d'enfants à l'hôpital. Ce sont des "propos qui déforment la réalité", selon lui.

Face à l'épidémie de bronchiolite, une pédiatre réanimatrice a déclaré que son service saturé était "obligé de trier nos enfants".
Si le ministre de la Santé a reconnu une situation "très préoccupante", il a récusé tout tri d'enfants à l'hôpital.
Ce sont des "propos qui déforment la réalité", selon lui.

Les crises se succèdent au sein de l'hôpital public. Après le Covid, les urgences saturées cet été, ce sont désormais les services pédiatriques qui semblent montrer leurs limites face à une épidémie de bronchiolite particulièrement forte. Si bien que certains professionnels ont fait part de leur exaspération. Julie Stark, pédiatre réanimatrice à l'hôpital Trousseau, à Paris, s'insurgeait d'une situation intenable.

Soyons très clairs, on ne trie pas les enfants à l'hôpital

François Braun, ministre de la Santé

Selon ses propos sur RTL, son service est tellement saturé qu'il en est venu à "trier nos enfants". Une expression qui n'a pas plu au ministre de la Santé François Braun. Dans Le Parisien, celui-ci a reconnu une situation "très préoccupante", mais a récusé les mots de la pédiatre.

"Je suis choqué par cette formule, c'est inadmissible. Je ne nie aucunement les difficultés que génère cet épisode exceptionnel par son ampleur de bronchiolite, mais je ne peux pas accepter de tels propos qui déforment la réalité", a-t-il martelé. "Je ne laisserai pas dire qu'on décide de qui on laisse vivre ou mourir. Soyons très clairs, on ne trie pas les enfants à l'hôpital."

Lire aussi

Le ministre a par ailleurs assuré qu'il ne s'interdirait pas de lancer une "enquête" afin de vérifier si "de telles pratiques déviantes étaient avérées". Face à l'explosion de cas de bronchiolites, le ministre de la Santé a déclenché un plan Orsan et a décidé de moyens supplémentaires dans les régions les plus touchées, l'Ile-de-France, les Hauts-de-France et le Grand Est. À plus long terme, François Braun espère apporter des solutions de fond pour soutenir la pédiatrie, "une des spécialités qui ont été le plus maltraitées ces dix dernières années", d'après ses dires.

A. Lo.

Sur lemême thème

Tags
  • #Politique de santé
  • #Bronchiolite
  • #Hôpital
  • #François Braun
Topics
  • Santé et bien êtreBronchiolite : les urgences pédiatriques au bord de la rupture
Articles
Loading...