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La quête des traces d'un univers précédent - Sciences et Avenir
Franck Daninos - Sciences Et Avenir -
11/11
Dans un futur extrêmement éloigné, l'Univers se sera tellement étendu et refroidi qu'il ne sera plus capable de former des galaxies ni de nouvelles étoiles.
Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir - La Recherche n°909, daté novembre 2022.
Dans un futur extrêmement éloigné, l'Univers se sera tellement étendu et refroidi qu'il ne sera plus capable de former des galaxies ni de nouvelles étoiles. Il connaîtra alors une lente agonie marquée par la dislocation des superstructures et la décrépitude des dernières étoiles, englouties notamment dans de gigantesques trous noirs. Or, tandis que le cosmos continuera à jamais de s'étendre, suscitant toujours plus d'isolement, de vide et d'obscurité, sa température tendra inexorablement vers le zéro absolu (-273,15 °C), la plus basse possible. Ce sera la "mort thermique" de l'Univers. Un scénario privilégié aujourd'hui par une majorité d'astrophysiciens et qui pourrait se produire dans 10100 années. Donc la fin de toute chose, figée dans le silence et un "ennui" éternels ?
Lauréat en 2020 du Nobel de physique, le Britannique Roger Penrose défend depuis une dizaine d'années une tout autre hypothèse. Il suppose, de manière aussi provocatrice que paradoxale, que le cosmos retournera dans un très lointain avenir à sa situation originelle : soit un état extrêmement condensé et chaud, qui engendrera alors un nouveau cycle de formation d'étoiles. De façon analogue, les débuts de l'Univers résulteraient eux-mêmes d'une évolution antérieure… et donc d'un avant-Big Bang !
Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir - La Recherche n°909, daté novembre 2022.
Dans un futur extrêmement éloigné, l'Univers se sera tellement étendu et refroidi qu'il ne sera plus capable de former des galaxies ni de nouvelles étoiles. Il connaîtra alors une lente agonie marquée par la dislocation des superstructures et la décrépitude des dernières étoiles, englouties notamment dans de gigantesques trous noirs. Or, tandis que le cosmos continuera à jamais de s'étendre, suscitant toujours plus d'isolement, de vide et d'obscurité, sa température tendra inexorablement vers le zéro absolu (-273,15 °C), la plus basse possible... [Courte citation de 8% de l'article original]
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