Enquête. Faire plier Uber et consorts est un long combat

Humanite - 11/11
La victoire était proche. Fruit de deux ans de lutte pour la protection des travailleurs, la directive européenne émanant de la Commission visait à mettre un sérieux coup de frein à l’ubérisation. Mais les lobbies des plateformes, aidés par leurs alliés politiques, Macron en tête, font tout pour saborder les avancées avant le vote au Parlement.

De Bruxelles, siège de la Commission européenne, les lobbies se sont déplacés vers Strasbourg, où se réunit aussi le Parlement. Car le projet de directive sur la protection des travailleurs des plateformes entre dans sa dernière ligne droite, même si de nouvelles journées de négociations s’ajoutent sans cesse, à la demande de Renew, le parti des libéraux, des macronistes et de la droite, qui veulent saborder le contenu du texte.

Voir aussi :
Peut-on porter un coup fatal à l’ubérisation ?

Ainsi, le 20 octobre, avant l’une de ces séances de négociations, se tenait dans la même salle une réunion de préparation où l’on trouvait tous les lobbies des plateformes – Uber, Bolt et Deliveroo en tête, mélangés à des eurodéputés complaisants. « Et comme d’habitude, il n’y avait aucun représentant des travailleurs invité, alors qu’ils sont pourtant dans l’intitulé même du projet de directive », raconte l’eurodéputée insoumise Leïla Chaibi, qui négocie le texte au nom du groupe de la gauche au Parlement européen.

Le 3e grand forum des Alternatives à l’ubérisation réuni le 8 septembre à Bruxelles. Le groupe de la gauchen’entend pas laisser les é...
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