Dans les vallons boisés de Verdun, toujours contaminés plus d’un siècle après par les restes du feu infernal qui s’y abattit en 1916, entre les croix blanches alignées de Douaumont, le silence en dit long sur ce que fut cette guerre. Une tragédie humaine absolue comme l’est toujours la guerre, le sacrifice de toute une génération et des familles anéanties. Dans chaque commune de France, la liste des noms des soldats tombés à la guerre, gravée dans la pierre des monuments aux morts dit, elle aussi, l’ampleur de la tragédie. Chacun de ces noms est un destin détruit, une vie au potentiel si fabuleux broyée par la folie des hommes.
Une autre liste de noms s’impose à nous. Elle ne figure pas sur les monuments. Ce sont les noms de celles et ceux qui sont morts de désespérance, dans le silence, souvent bien après la guerre. Les noms de celles ...
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