Ocean Viking : que vont devenir les 230 migrants après leur débarquement en France ?

LCI - 10/11
[VIDÉO] - Le bateau humanitaire est au cœur de tensions entre la France et l'Italie, après le refus italien d'accueillir les 230 migrants à son bord. Ces derniers vont débarquer ce vendredi 11 novembre à Toulon. Après plusieurs examens, la plupart seront répartis entre plusieurs pays européens.

Le bateau humanitaire est au cœur de tensions entre la France et l'Italie, après le refus italien d'accueillir les 230 migrants à son bord.
Ces derniers vont débarquer ce vendredi 11 novembre à Toulon.
Après plusieurs examens, la plupart seront répartis entre plusieurs pays européens.

"Cette affaire de l’Ocean Viking est d’abord un drame humain et la France s’honore d’accomplir son devoir humanitaire". Dans un communiqué publié ce jeudi 10 novembre, le maire (LR) de Toulon, Hubert Falco, dit soutenir la décision française d'accueillir dans sa ville le bateau humanitaire Ocean Viking. Une décision, "à titre exceptionnel", prise par le gouvernement après le refus italien d'accueillir les 230 migrants à son bord, après une vingtaine de jours en mer.

"Ces 234 personnes, dont 57 enfants", comme l'a précisé ce jeudi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin au 20H de TF1, arriveront sur la base militaire de Toulon vendredi matin. Après leur prise en charge, que va-t-il leur arriver ?

Selon les dires du ministre, les réfugiés seront acheminés dans un "centre administratif", d'où "ils ne pourront pas sortir". "Ils ne seront donc pas sur notre territoire national dans le sens juridique du terme", a précisé Gérald Darmanin. Les 230 migrants passeront tout d'abord "un examen médical", car "beaucoup de gens étaient très malades" à bord. Ensuite, ils seront auditionnés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), "pour voir s'il n’y a pas de personnes dangereuses". 

Les autorités détermineront ensuite quels réfugiés sont éligibles pour demander l'asile. S'ils le sont, ils seront "répartis partout en Europe", dans "neuf pays européens" : l'Allemagne, qui doit accueillir "plus de 85 personnes" dès samedi, la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, la Lituanie, Malte, le Portugal, le Luxembourg et l'Irlande. "On voit que cette solidarité européenne s'exprime. Cette solidarité, nous l'avons proposée aux Italiens. Malgré le devoir d’humanité, le droit international, ils ne l’ont pas voulue", a-t-il fustigé, dénonçant l'attitude "inhumaine" de l'Italie.

Ceux qui ne pourront pas avoir l'asile repartiront directement dans leurs pays d'origine

Gérald Darmanin

"Ceux qui ne pourront pas avoir l'asile repartiront directement dans leurs pays d'origine", a ajouté le ministre. Des "contacts sont pris avec les pays concernés pour procéder aux procédures" permettant "l'expulsion de ceux qui ne remplissent pas les conditions de l'asile", a précisé à l'AFP l'entourage du ministre.

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Les passagers de l'Ocean Viking sont Bangladais, Érythréens, Syriens, Égyptiens, Pakistanais, Maliens, Soudanais et Guinéens, a énuméré la même source. Selon Gérald Darmanin, les réfugiés n'ont pas eu recours à des "passeurs", mais sont "des personnes qui ont déjà été secourues en mer, dont certains étaient à quelques heures de la mort". 

F.R avec AFP

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