REPORTAGE – Épidémie de bronchiolite : au cœur d’un hôpital saturé

LCI - 10/11
[VIDÉO] - Le nombre de passages aux urgences pour bronchiolite n'avaient pas été aussi haut depuis plus de dix ans. Face à cette situation exceptionnelle, le plan blanc national a été déclenché. Pour mieux comprendre ce qui se passe, le JT de TF1 s'est rendu dans l'hôpital de Nancy.

Le nombre de passages aux urgences pour bronchiolite n'avaient pas été aussi haut depuis plus de dix ans.
Face à cette situation exceptionnelle, le plan blanc national a été déclenché.
Pour mieux comprendre ce qui se passe, le JT de TF1 s'est rendu dans l'hôpital de Nancy.

Touché par la bronchiolite, comme de nombreux autres bébés, Raphaël va pouvoir rentrer chez lui après trois jours d'hospitalisation au CHRU de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Sa mère est soulagée, mais dans la pièce d’à côté, la maman d’Armand, elle, s’arme de patience et d’optimisme alors que son petit garçon reste en observation. "Ils disent qu'il va falloir du temps et du repos, et que ça va s'améliorer. Ils ont fait une radio des poumons, ça s'est aussi amélioré depuis deux jours. Encore quelques jours, je pense, et on pourra rentrer à la maison", espère-t-elle, dans la vidéo du JT de TF1 ci-dessus. 

Des déprogrammations envisagées

Face à cette épidémie, qui frappe tôt et fort cette année en France, un plan d’urgence vient d’être décidé par le ministère de la Santé "pour renforcer encore les moyens des ARS (agences régionales de santé) et permettre que l'ensemble de l'hôpital puisse se concentrer sur ce problème particulièrement aigu aujourd'hui". Le CHRU de Nancy a ainsi dû se réorganiser en ouvrant quinze lits en plus. Tandis que les infirmières font des heures supplémentaires. "C'est une année exceptionnelle. Ça fait plusieurs années qu'on n'a pas vu une épidémie de bronchiolite comme celle-ci. On est en flux tendu, on manque de lits, on manque de personnels, les soins sont compliqués. C'est des hospitalisations qui durent quand même plusieurs jours, voire parfois une quinzaine de jours", explique Anne-Charlotte Escal, infirmière puéricultrice.

Le problème est que dans cet hôpital, on est déjà au maximum des capacités, comme le souligne Noël Boussard, chef du service de réanimation pédiatrique. "Malheureusement, les seuls leviers seront la déprogrammation. Ces chirurgies qui avaient déjà été impactées par la crise du Covid, les chirurgiens n'ont pas rattrapé leur retard et ça serait vraiment dramatique pour les enfants de devoir déprogrammer à nouveau", s'inquiète-t-il. D'autant que cette épidémie, arrivée avec un mois d'avance, a du mal à ralentir. "Habituellement, pendant les vacances, on a un creux, ça veut dire que l'activité se casse, la courbe se casse et là, elle est restée en plateau. En moyenne, aujourd'hui, on a 20% des patients qui se présentent aux urgences qu'on hospitalise", constate Valérie Ratajczak, infirmière puéricultrice. 

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Dans toute la France, près de 6.900 enfants de moins de deux ans sont passés aux urgences pour bronchiolite du 31 octobre au 6 novembre, une hausse hebdomadaire de 7% - bien moindre toutefois que l'augmentation précédente (+47%). Quelque 2.337 enfants ont finalement été hospitalisés, rapporte Santé publique France. Rappelons toutefois que dans la plus grande majorité des cas, cette infection bénigne ne nécessite pas d’hospitalisation. 

V. Fauroux | Reportage vidéo Guillaume Gruber et Christophe Hanesse

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  • Santé et bien êtreBronchiolite : les urgences pédiatriques au bord de la rupture
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