Le temps leur est compté. Dans 13 jours tout pile, les Bleus devront être prêts. Le 22 novembre au soir, l'équipe de France débutera la défense de son titre mondial, avec un premier match contre l'Australie (à 20h, en direct sur TF1 et en live commenté sur TF1info). Cette entrée en lice dans le Mondial qatari sera particulièrement épiée, alors que la bande à Didier Deschamps a clos une année noire, en prenant un bouillon au Danemark (2-0), le 25 septembre dernier. Un revers portant à trois leur nombre de défaites en matchs compétitifs sur l'année civile 2022, un record à égalité avec 1966, 1981, 2008 et 2010, selon le statisticien Opta.
Pas de quoi se rassurer à l'approche de la Coupe du monde. Et cette tendance, qui ne prête pas à l'optimisme, ne s'inversera pas jusqu'au coup d'envoi du tournoi, le 20 novembre, avec l'affiche inaugurale Qatar-Équateur. Entre l'annonce de la liste de "DD" le 9 novembre et la première rencontre face aux Socceroos le 22, les champions du monde n'auront pas l'occasion de regagner de la confiance sur le terrain. Pour la simple et bonne raison qu'ils ne disputeront pas d'amical, comme il est pourtant de coutume lorsqu'une équipe nationale prépare une grande compétition.
Ainsi, contrairement à l'Euro 2021 par exemple, où ils avaient disputé deux amicaux contre le pays de Galles puis la Bulgarie (3-0, à chaque fois), les coéquipiers d'Hugo Lloris sont contraints cette fois-ci par le temps. La faute à un calendrier ramassé, du fait d'un Mondial joué pour la première fois à l'automne et de la saison des clubs, qui se met en pause tardivement, le week-end du 12-13 novembre, à la veille du rassemblement à Clairefontaine et à neuf jours de leur entrée en lice. Or, dans ce court laps de temps, où ils devront aussi effectuer le voyage jusqu'à Doha pour prendre possession de leur camp de base, caler une ou deux rencontres amicales relève du casse-tête. D'autant plus pour des organismes déjà sursollicités, épuisés même pour certains, par l'enchaînement dantesque des rencontres.
Ce manque de temps, associé à la contrainte logistique, a aussi freiné d'autres sélections, à l'image du Brésil et et l'Angleterre. Mais d'autres prétendants au titre, voulant garder le rythme, ont poussé les meubles pour s'offrir une ultime répétition, avant de fouler les pelouses qataries. À titre d'exemples, l'Argentine de Lionel Messi se mettra en jambes contre les Émirats arabes unis (le 16, à 16h30) avant d'affronter l'Arabie saoudite quand le Nigeria servira de sparring partner au Portugal de Cristiano Ronaldo (le 17, à 19h45), dans la perspective de sa confrontation inaugurale face au Ghana. Un choix que n'ont pas fait les Bleus. Reste à savoir si c'était le bon.
Sur lemême thème