Alors qu'une vague républicaine était annoncée, les démocrates semblent limiter la casse. Les résultats des élections de mi-mandat américaines ont commencé à tomber et les tendances annoncées par les derniers sondages semblent se confirmer, dessinant une courte majorité républicaine à la Chambre des représentants et une composition du Sénat encore incertaine.
D'abord à la Chambre des représentants, l'avance des républicains devrait se confirmer, sans pour autant ressembler à "une vague géante" rouge comme le souhaitait Donald Trump. "Il est clair que nous allons reprendre la Chambre des représentants", a affirmé le ténor républicain Kevin McCarthy dans la nuit de mardi à mercredi, quand l'influent sénateur Lindsey Graham a de son côté estimé sur NBC que "ce n'est certainement pas une vague républicaine, ça c'est sûr". Les sondages prêtaient au parti une percée de 10, 25, voire 30 sièges, des chiffres qui pourraient finalement être revus à la baisse.
Quant au Sénat, rien n'est joué. Et pour cause, le démocrate John Fetterman a arraché aux républicains le siège le plus disputé de ce scrutin, celui de sénateur de Pennsylvanie, face au très médiatique Dr. Oz, candidat adoubé par Donald Trump. Cette course pour ce siège a été très observée aux États-Unis, notamment car
Les républicains peuvent tout de même compter sur la victoire de Chuck Grassley dans l'Iowa, qui débutera à 89 ans le huitième mandat de sa carrière. Mais aussi celle d'un des poulains de Donald Trump, J.D Vance. En menant une campagne acharnée sur l'inflation, il a décroché le poste très convoité de sénateur dans l'Ohio -- un des bastions industriels et agricoles de l'Amérique.
Le contrôle du Sénat est donc désormais suspendu à quatre sièges : l'Arizona, la Géorgie, le Nevada et le Wisconsin. Le comptage de ces voix pourrait nécessiter plusieurs jours.
L'ancien président s'était jeté à corps perdu dans la campagne pour les élections de mi-mandat, misant sur le succès de ses lieutenants pour se lancer sous les meilleurs auspices dans la course à la présidentielle 2024. Il a promis "une très grande annonce" le 15 novembre.
Aux premières heures mercredi, le milliardaire de 76 ans a de nouveau assuré que les républicains vivaient une "super soirée" électorale, accusant les démocrates et les médias "fake news" de tout faire pour minimiser les succès de ses protégés.
Outre le Congrès, l'attention s'est aussi portée sur les élections des gouverneurs. Et en particulier sur la Floride, où le gouverneur républicain sortant Ron DeSantis, qui pourrait être l'un des futurs rivaux de Donald Trump pour l'investiture républicaine de 2024, a été réélu de manière triomphale.
Mais sur ce terrain aussi, le camp démocrate ne reste pas bredouille. Il a arraché aux républicains deux postes de gouverneurs, dans le Maryland et le Massachusetts, où Maura Healey sera la première lesbienne à la tête d'un Etat.
Joe Biden s'est aussi épargné une grosse frayeur en conser...
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