L'épisode 3 est à lire ici.
Assise face à ses trois écrans d'ordinateur, Mia Landsem ouvre Reddit. Elle tape trois mots clés, scrolle deux minutes et se retourne: «J'en ai trouvé un.» Au bout de sa souris, une invitation pour un groupe Discord, un millier de membres actifs, où s'échangent des photos intimes de femmes norvégiennes. «Selon les jours, j'en trouve en quelques minutes ou en quelques heures. Mais ils en publient toujours des nouveaux.»
Après la diffusion en ligne d'images sur lesquelles elle apparaissait dénuée, Mia Landsem s'est demandée comment aider d'autres victimes de diffusion non consentie de contenu sexuel. Intéressée par le hacking et la cybersécurité, la jeune femme a pris sur elle d'enquêter en ligne pour rassembler autant d'éléments que possible sur les agresseurs. À l'aide de fausses identités numériques, elle entre dans les groupes de discussion et enregistre tout: les propos tenus, les images échangées, les URL des pages sur lesquelles elle atterrit.
En France...
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