Dans son rapport d’activité 2021, publié le 3 novembre, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte sur « la vivacité du phénomène sectaire, son ampleur et sa dangerosité » dont elle constate le « franchissement d’un nouveau seuil » avec 4 020 saisines en 2021, soit une hausse de 33,6 % par rapport à l’année précédente et de près de 50 % par rapport à 2015.
L’organisme constate « une prolifération de nouveaux acteurs, plus discrets, maîtrisant le web et ses codes, sachant contrôler les esprits, en exploitant les peurs, la perte de repères, la recherche de solutions simples face à des questionnements existentiels, par définition complexes. Les délinquants experts en manipulation savent, pertinemment, instrumentaliser les vicissitudes de nos concitoyens ».
À côté des « multinationales de la spiritualité », comme l’Église de scientologie, l’Anthroposophie ou les Témoins de Jéhovah, prospèrent aussi des « gourous 2.0 », qui se trouvent à la tête de groupes « mobiles, changeants et impalpables », caractéristiques d’un phénomène sectaire « à l’état gazeux », selon le rapport. En 2021, 744 saisine...
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