Gourous, escrocs 2.0 : les nouveaux visages de l’emprise sectaire

Humanite - 07/11
Deux ans après le début de la crise sanitaire, les dérives sectaires font l’objet d’une augmentation significative des saisines, selon la Mission interministérielle chargée de lutter contre ces phénomènes (Miviludes). En cause, une prolifération des coaches ou autres pseudo-thérapeutes alternatifs qui recrutent via internet, mais tendent aussi à s’insinuer dans le monde du travail et les institutions, surfant sur les inquiétudes qui traversent la société.

Dans son rapport d’activité 2021, publié le 3 novembre, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte sur « la vivacité du phénomène sectaire, son ampleur et sa dangerosité » dont elle constate le « franchissement d’un nouveau seuil » avec 4 020 saisines en 2021, soit une hausse de 33,6 % par rapport à l’année précédente et de près de 50 % par rapport à 2015.

L’organisme constate « une prolifération de nouveaux acteurs, plus discrets, maîtrisant le web et ses codes, sachant contrôler les esprits, en exploitant les peurs, la perte de repères, la recherche de solutions simples face à des questionnements existentiels, par définition complexes. Les délinquants experts en manipulation savent, pertinemment, instrumentaliser les vicissitudes de nos concitoyens ».

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À côté des « multinationales de la spiritualité », comme l’Église de scientologie, l’Anthroposophie ou les Témoins de Jéhovah, prospèrent aussi des « gourous 2.0 », qui se trouvent à la tête de groupes « mobiles, changeants et impalpables », caractéristiques d’un phénomène sectaire « à l’état gazeux », selon le rapport. En 2021, 744 saisine...
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