L'Iran a reconnu samedi pour la première fois avoir fourni des drones à la Russie, avant l'invasion de l'Ukraine le 24 février. Téhéran confirme ainsi des accusations de Kiev contre Moscou, soupçonné d'utiliser des drones iraniens pour ses attaques contre civils et infrastructures. C'est la première fois que l'Iran fait état de cette livraison de drones.
Sur le terrain, les autorités d'occupation russe ont annoncé avoir remis à Melitopol, dans le sud-est de l'Ukraine, une statue de Lénine qui avait été déboulonnée lors de la révolution de 2014. En Russie, presque toutes les grandes villes du pays ont une statue du fondateur de l'Union soviétique dans leur centre-ville.
COMBATS A L'EST
Sur le front, la contre-offensive se poursuit à l'est, souligne l'Institute for Study of War (ISW). Les forces russes, elles, déploient leurs positions défensives le long du fleuve Dnipro, ajoute l'institut de recherche.
Dans l'est de l'Ukraine, la ville de Bakhmout, dont les habitants vivent sans eau ni électricité depuis deux mois, tient bon, selon son maire. Cette ville est une cible importante pour Moscou, dans sa lente progression dans la région du Donetsk, l'un des territoires que le Kremlin prétend avoir annexé après ce que Kyiv et l'Occident considèrent comme des référendums fictifs en septembre. Zelensky avait rappelé vendredi soir que c'est dans cette région que "les combats sont les plus violents".
ZAPORIJIA
L'alimentation électrique externe de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia a été rétablie samedi soir après que deux câbles ont été endommagés par des bombardements russes, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). La centrale nucléaire occupée par la Russie n'est actuellement pas opérationnelle, mais l'alimentation électrique permet de refroidir les réacteurs et d'éviter un accident nucléaire.
PRESSION DE WASHINGTON
Après avoir accusé, vendredi, la Russie de vouloir "geler" la population ukrainienne, à l'approche de l'hiver, Washington fait désormais pression sur les dirigeants ukrainiens pour qu'ils montrent qu'ils sont ouverts aux négociations avec la Russie. C'est ce qu'a révélé, samedi soir, le Washington Post.
Le but n'étant pas forcément de faire revenir Kiev à la table des négociations, mais qu'elle conserve le soutien de certains pays. En Europe, en Afrique et en Amérique latine, certaines nations sont en effet inquiètes du refus de Zelensky de discuter avec Poutine.
PILLAGES A KHERSON
Les troupes russes ont pillé Kherson avant un éventuel retrait de la ville du sud-est. Selon le Guardian, les soldats ont pillé des expositions artistiques et culturelles, mais aussi des ambulances ou des tracteurs. Dans cette région, les évacuations continuent. Plus de 80% des habitants de Kherson auraient évacué ces derniers jours.
GROUPES ÉLECTROGÈNES ENVOYÉS PAR l'UE
Kiev n'est pas la seule à être visée par des coupure d'électricité préventives du gouvernement. Six autres provinces sont aussi touchées par des coupures (Kharkiv, Chernihiv, Cherkasy, Zhytomyr, Sumy et Poltava). Environ 500 groupes électrogènes ont été envoyés en Ukraine par 17 pays de l'UE pour aider à résoudre les problèmes énergétiques causés par les attaques russes.
COUPURES D'ÉLECTRICITÉ A KIEV
Alors que 40% des infrastructures énergétiques ukrainiennes sont endommagées ou détruites en Ukraine, les autorités craignent une panne générale à Kiev, empêchant l'accès à l'eau et aux le bon fonctionnement des égouts.
C'est pourquoi la capitale ukrainienne a mis, cette nuit, en place un plan d'évacuation pour les 3 millions d'habitants en cas de blackout, qui lui permettrait de prévenir les habitants 12 heures à l'avance.
ROME
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Rome pour réclamer la paix en Ukraine et l'arrêt de l'envoi par le gouvernement italien d'armes pour lutter contre l'invasion russe.