Un siècle après Toutankhamon, les Egyptiens veulent sortir de l'ombre

Martinique France Antilles - 06/11
Sur la photo iconique, le Britannique Howard Carter inspecte le sarcophage de Toutankhamon et, dans l'ombre...

Sur la photo iconique, le Britannique Howard Carter inspecte le sarcophage de Toutankhamon et, dans l'ombre, se tient un Egyptien.

Ce cliché du début du XXe siècle illustre bien ce que furent deux siècles d'égyptologie selon les experts: d'un côté, le savant occidental qui découvre seul des trésors; de l'autre, des petites mains égyptiennes absentes de l'histoire de la révélation des secrets des pharaons.

L'égyptologie, née à l'époque coloniale, a créé "des inégalités structurelles" qui "résonnent aujourd'hui" encore, souligne la Britannique Christina Riggs, égyptologue à l'université de Durham. 

Mais, alors que le monde célèbre le bicentenaire du déchiffrement de la pierre de Rosette par le Français Jean-François Champollion et le centenaire de la découverte du tombeau de l'enfant-pharaon Toutankhamon par Carter, en Egypte des voix s'élèvent pour mettre en lumière la contribution des Egyptiens dans ces explorations.

Manière de se réapproprier leur histoire, au même titre que la préservation du patrimoine dans leur pays ou la restitution réclamée de trésors estimés "volés" par les Occidentaux.

Les Egyptiens qui ont fouillé "ont fait tout le travail" mais ils "ont été oubliés", déplore Abdel Hamid Daramalli, chef de fouille à Qurna (sud) où il dit être né sur la tombe d'un scribe.

"C'est comme si personne n'avait cherché à comprendre l'Egypte antique avant" Champollion, qui le 27 septembre 1822 annonça avoir déchiffré la pierre de Rose...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...