Nice, Dunkerque ou Arras oui, Paris non : vers une révolte des confinés ?

Atlantico - 12/03
Des mesures de restrictions touchent plusieurs villes de France où la circulation du virus est élevée, comme à Nice, Dunkerque et maintenant dans le département du Pas-de-Calais. Pourtant, aucun confinement le week-end n’est prévu à Paris malgré des chiffres inquiétants révélés par Olivier Véran. Y a-t-il un deux poids, deux mesures susceptible d'alimenter un certain mécontentement dans les territoires concernés par le reconfinement ?

Atlantico : Olivier Véran a déclaré lors de sa conférence de presse, « La situation épidémique et sanitaire en Ile-de-France nous préoccupe tout particulièrement. L’incidence y est élevée 350 cas pour 100.000 habitants en moyenne chaque semaine. Elle dépasse les 400 dans le Val de Marne et la Seine-Saint-Denis. Notre inquiétude se porte particulièrement sur les réanimations. Toutes les 12 minutes, nuit et jour, un Francilien est admis en réanimation.  Ce soir 1080 patients y sont pris en charge, presque le pic de la deuxième vague. Si le rythme reste le même nous dépasserons les 1500 patients à la fin du mois de mars, ce qui correspond à un seuil critique. La pression hospitalière va continuer de monter ». Ces chiffres, notamment ceux de l’incidence, sont-ils plus ou moins élevés que ceux recensés à Nice ou Dunkerque lorsque la décision de confiner a été prise ?

Jérôme Marty : L’incidence était plus forte, c’était environ 750 en PACA et 900, puis très vite 1000 à Dunkerque. Donc elle est encore moins forte en Île-de-France mais c’est aussi une question de variants et d’autres facteurs. Même si l’on n’est pas à ces niveaux-là, les réanimations parisiennes sont à des niveaux identiques à ceux de fin novembre, au moment de la seconde vague. Et dans ces services, on est à un taux de remplissage Covid de 90 %. Donc la latitude est...
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