Covid-19 : le gouvernement italien pourrait réintégrer les soignants non-vaccinés

LCI - 29/10
[VIDÉO] - Le ministre italien de la Santé, Orazio Schillaci, souhaite réintégrer les soignants non-vaccinés. Il se montre également favorable au retrait du masque dans certaines structures hospitalières.

Le ministre italien de la Santé, Orazio Schillaci, souhaite réintégrer les soignants non-vaccinés.
Il se montre également favorable au retrait du masque dans certaines structures hospitalières.

Vers la réintégration des soignants non-vaccinés contre le Covid-19 dans les structures hospitalières en Italie ? C'est en tout cas ce qu'a annoncé ce vendredi 28 octobre le ministre de la Santé, Orazio Schillaci : "Une mesure est en cours de finalisation qui permettra la réintégration dans le service des personnels de santé faisant l'objet d'une procédure de suspension pour non-respect de la vaccination obligatoire avant la date d'expiration de la suspension."

Selon l'Agenzia Nazionale Stampa Associata (ANSA), la principale agence de presse italienne, le ministère de l'Économie et des Finances a de son côté mené une enquête puis adressé une proposition d'amendement au Parlement en ce sens en vue de déposer un projet de loi. Le texte vise à suspendre les sanctions prises à l'encontre des soignants non-vaccinés contre le Covid-19, pourtant en vigueur jusqu'au 30 juin 2023.

Mais, "sortir de la phase d'urgence ne signifie pas baisser la garde", a insisté le président des ordres médicaux, Filippo Anelli. "Même si l'obligation devenait caduque, les directeurs (des hôpitaux) pourraient encore décider de maintenir l'ordonnance. Les citoyens peuvent être confus et se sentir en droit de contester les dispositions. Nous demandons une règle nationale."

Maintenir le port du masque dans les hôpitaux

Au regard de l'évolution de la propagation du Covid-19, actuellement faible en Italie, le ministre de la Santé a ajouté que "les départements de santé devraient évaluer l'obligation des masques pour les personnels de santé en fonction des risques, département par département, pour protéger les personnes fragiles".

Mais là encore, les médecins ont alerté sur la nécessité de continuer à porter le masque en milieu hospitalier. "L'épidémie de Covid-19 n'est pas terminée, bien que la pression hospitalière soit maîtrisée", a affirmé Pierino Di Silverio, secrétaire d'Anaao-Assomed, le plus grand syndicat italien de médecins hospitaliers. "Supprimer l'obligation du masque dans les hôpitaux est un risque que nous ne pouvons pas courir. Il y a toujours les sujets les plus fragiles et les plus à risque dans les hôpitaux."

"Nous ne voudrions pas risquer de redevenir des infecteurs potentiels", a alerté le représentant syndical, soutenu par Filippo Anelli. "Le retour à la normalité est une bonne chose, mais dans les hôpitaux, l'obligation de porter le masque doit être maintenue pour éviter des malentendus inutiles avec les citoyens. Nous demandons des règles uniformes sur les masques".

Lire aussi

"La véritable urgence est d'augmenter la campagne de vaccination", ont souligné les deux hommes, tandis que leur pays a été l'un des territoires européens les plus touchés par la pandémie avec près de 180.000 décès, selon les chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...