Se battre avec la peur au ventre

Le Devoir - 29/10
Shahriyar Shams a fait du renversement du régime des ayatollahs le combat de sa vie.

On a tous peur de la mort, souffle au téléphone Shahriyar Shams, un Iranien de 23 ans tout juste sorti de la prison d’Evin, à Téhéran. Mais je veux continuer de me battre avec cette peur en moi, sans la laisser me paralyser, parce que je dois continuer de faire ce qui est juste. »

Comme des centaines d’autres jeunes qui sont descendus dans la rue dans les dernières semaines, l’activiste iranien a fait du renversement du régime des ayatollahs le combat de sa vie — même s’il sait très bien que cette lutte pourrait le conduire à son dernier souffle. « Ma vie n’aurait aucune valeur si je ne faisais pas ce que je fais en ce moment [m’opposer à la République islamique] », dit-il au Devoir, d’une voix douce et posée.

Même s’il se dit persuadé que le régime iranien surveille ses activités, Shahriyar Shams accepte que son nom soit publié dans le journal — ce à quoi peu d’opposants au régime, qui sont toujours en Iran, consentent. Le jeune homme, à la plume incisive, est également actif sur Twitter.

« On connaît tous les risques. Mais c’est comme ça qu’on pourra parvenir à l’o...
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