L’année dernière, les scientifiques chinois révélaient que la Lune aurait connu un épisode volcanique relativement tardif, repoussant d'un milliard d’années l’activité magmatique de notre satellite. Dans une nouvelle étude, ils proposent désormais un mécanisme pour expliquer ce processus de fusion sur une Lune pourtant déjà bien refroidie.

Il y a deux ans, l'atterrisseur chinois Chang'e 5, présent à la surface de la Lune, repartait vers la Terre avec à son bord de nombreux échantillons de roches lunaires qui avaient créé la surprise lors de leur analyse. La surface de la Lune est en effet composée de roches volcaniquesroches volcaniques très anciennes, formées alors que notre satellite était encore jeune et chaud.

Mais alors que les échantillons rapportés par les différentes missions Apollo (USA) et Luna (URSS) pointaient tous sur un âge minimum de trois milliards d'années, suggérant que la Lune n'aurait ensuite plus connu de nouvel épisode magmatique, les roches rapportées par Chang'e 5 seraient bien plus jeunes. Les échantillons ont en effet été datés à moins de deux milliards d'années.

Vue d’artiste de la sonde Chang’e-5 sur le sol lunaire. © China News Service, Wikimedia Commons, CC by 3.0

Une Lune refroidie mais pas totalement morte

Loin d'être morte géologiquement parlant, la Lune aurait donc connu un épisode volcanique relativement tardif. L'origine et les mécanismes de cette activité volcanique étaient cependant encore très mystérieux. Car, pour produire du magmamagma il y a « seulement » deux milliards d'années, le manteaumanteau lunaire aurait dû soit subir une augmentation de la température, soit un abaissement de son point de fusion. La première hypothèse semblant invraisemblable dans le cadre d'une Lune depuis longtemps refroidie, encore fallait-il démontrer la seconde.

Dans un ...
[Courte citation de 8% de l'article original]