Jeune, indépendant... et exploité : il a attaqué StaffMe aux prud’hommes

Humanite - 26/10
Ubérisation. Les travailleurs étudiants sont ceux qui vont le moins aux prud’hommes. Pourtant, ce mardi, un jeune autoentrepreneur employé pendant vingt mois via cette plateforme a demandé la requalification de son statut.

Le dossier de monsieur C., jugé ce mardi en départage aux prud’hommes de Paris, a tout pour devenir exemplaire en matière de requalification d’un emploi de travailleur de plateforme. Il ne concerne pas les traditionnels Uber et Deliveroo, mais StaffMe, qui promet, grâce à un algorithme, de « mettre en relation » des étudiants à la recherche de petits boulots et des entreprises qui ont des missions très ponctuelles à leur confier.

Mais M. C. n’était pas étudiant, même s’il envisageait une reconversion. En guise de petit boulot temporaire, il a œuvré pendant vingt mois d’affilée comme autoentrepreneur chez un glacier. Au milieu de collègues salariés, ses semaines de travail pouvaient aller jusqu’à 45 heures. « Ce dossier cumule tous les éléments du lien de subordination constitutif d...
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