Catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge : le jugement attendu ce mercredi

Ouest France - 25/10
Neuf ans après l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le tribunal d’Évry va rendre sa décision ce mercredi 26 octobre. La catastrophe, survenue le 12 juillet 2013, avait fait sept morts et des centaines de blessés. La SNCF, SNCF Réseau et un ancien cheminot ont comparu pour homicides involontaires et blessures involontaires du 25 avril au 17 juin. Le parquet a requis une amende de 450 000 € contre la SNCF et la relaxe du salarié et du gestionnaire SNCF Réseau.

Neuf ans après la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le tribunal d’Évry va trancher ce mercredi 26 octobre 2022 sur la responsabilité pénale de la SNCF, SNCF Réseau et d’un ancien cheminot. Le 12 juillet 2013, en gare de Brétigny-sur-Orge, au sud de Paris, le déraillement d’un train Intercités Paris-Limoges avait fait sept morts et plus de 400 blessés psychologiques et/ou physiques.

Ce jour-là, à 17 h 10, une éclisse en acier, sorte de grosse agrafe joignant deux rails, s’était retournée et avait fait sortir le train de sa voie. Un drame après lequel rien « ne sera jamais plus comme avant », selon les mots de la présidente du tribunal Cécile Louis-Loyant.

Jugés pour blessures involontaires et homicides involontaires

Du 25 avril au 17 juin 2022, la SNCF (héritière pénalement de SNCF Infra, chargée de la maintenance), SNCF Réseau (ex-Réseau Ferré de France, gestionnaire des voies) et Laurent Waton, jeune directeur de proximité au moment des faits, ont été jugés pour blessures involontaires et homicides involontaires. Pendant huit semaines de procès, le tribunal a tenté d’éclaircir leurs responsabilités.

La SNCF et SNCF Réseau auraient-elles dû renouveler l’appareil de voie plus tôt que prévu ? La vitesse de circulation des trains aurait-elle dû être réduite...
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