Neuf ans après la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le tribunal d’Évry va trancher ce mercredi 26 octobre 2022 sur la responsabilité pénale de la SNCF, SNCF Réseau et d’un ancien cheminot. Le 12 juillet 2013, en gare de Brétigny-sur-Orge, au sud de Paris, le déraillement d’un train Intercités Paris-Limoges avait fait sept morts et plus de 400 blessés psychologiques et/ou physiques.
Ce jour-là, à 17 h 10, une éclisse en acier, sorte de grosse agrafe joignant deux rails, s’était retournée et avait fait sortir le train de sa voie. Un drame après lequel rien « ne sera jamais plus comme avant », selon les mots de la présidente du tribunal Cécile Louis-Loyant.
Du 25 avril au 17 juin 2022, la SNCF (héritière pénalement de SNCF Infra, chargée de la maintenance), SNCF Réseau (ex-Réseau Ferré de France, gestionnaire des voies) et Laurent Waton, jeune directeur de proximité au moment des faits, ont été jugés pour blessures involontaires et homicides involontaires. Pendant huit semaines de procès, le tribunal a tenté d’éclaircir leurs responsabilités.
La SNCF et SNCF Réseau auraient-elles dû renouveler l’appareil de voie plus tôt que prévu ? La vitesse de circulation des trains aurait-elle dû être réduite...
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