VISITE SURPRISE À KIEV DU PRÉSIDENT ALLEMAND
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier est arrivé à Kiev mardi, a indiqué à l'AFP sa porte-parole, confirmant sa visite surprise en Ukraine, attendue de longue date. "Je me réjouis de ma rencontre avec le président Volodymyr Zelensky à Kiev", a-t-il dit, selon un texte envoyé par l'entourage présidentiel.
LE PARTI DE J. BIDEN APPELE À ENGAGER DES POURPARLERS
Des élus de l'aile gauche du parti démocrate américain ont demandé lundi au président Joe Biden, qui a débloqué des milliards de dollars en aide militaire à l'Ukraine face à l'invasion russe, de démultiplier les efforts diplomatiques et d'engager des pourparlers directs avec Moscou dans un but : une fin rapide à la guerre. C'est la première fois qu'un tel appel émane de son propre parti.
"Nous vous appelons à accompagner le soutien économique et militaire que les États-Unis ont fourni à l'Ukraine d'une impulsion diplomatique proactive, et à redoubler d'efforts pour chercher un cadre réaliste pour un cessez-le-feu", ont dit les élus dans leur lettre, en disant clairement être contre l'invasion "illégale et scandaleuse" de l'Ukraine et que toute solution devrait être approuvée par Kiev.
"PAS D'ESCALADE" SOUS LE "PRÉTEXTE" D'UNE "BOMBE SALE"
L'Otan et les Occidentaux ont prévenu lundi la Russie qu'elle ne devait pas créer une "escalade" dans le conflit en Ukraine sous le "prétexte" d'une "bombe sale". Moscou avait avancé pour la première fois ces accusations dimanche lors de conversations téléphoniques entre le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et ses homologues américain, français, britannique et turc.
"Les Alliés de l'Otan rejettent cette allégation. La Russie ne doit pas utiliser cela comme un prétexte à une escalade" du conflit en Ukraine, a tweeté lundi soir le patron de l'Otan Jens Stoltenberg, après s'être entretenu avec le chef du Pentagone Lloyd Austin et le ministre britannique de la Défense Ben Wallace.
Paris, Londres et Washington, qui suivent la situation de près, avaient auparavant fustigé ensemble lundi des déclarations "fausses" de Moscou : "Personne ne serait dupe d'une tentative d'utiliser cette allégation comme prétexte à une escalade".
LE CALVAIRE D'UNE INFIRMIÈRE UKRAINIENNE
L'infirmière ukrainienne Viktoria Obidina a passé cinq mois en captivité, contrainte à boire de l'eau impropre, supportant la faim et les coups. Mais ce qui la tourmentait le plus, c'était d'ignorer le sort de sa fille de 4 ans. Dans un entretien à l'AFP lundi, la jeune femme de 26 ans a raconté son calvaire dans la tristement célèbre prison d'Olenivka, en territoire séparatiste prorusse, dans l'Est de l'Ukraine.
"Ils nous apportaient de l'eau d'un lac, parfois il y avait des poissons dedans. En août, lorsque le lac commençait à fleurir, l'eau avait le goût d'algue", témoigne Viktoria, qui est revenue en Ukraine mi-octobre à la faveur d'un récent échange de prisonniers.
L'IRAN DÉMENT LES ACCUSATIONS
Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a démenti à nouveau les accusations qui visent son pays. Il a assuré que Téhéran n'avait livré aucune arme et aucun drone à la Russie. Le responsable iranien a même affirmé que l'Iran ne resterait pas "indifférent" si Moscou déployait ses drones.
L'Ukraine a accusé lundi la Russie de retarder délibérément plus de 165 navires destinés au transport de céréales en prolongeant les inspections menées conformément à un accord conclu sur ces livraisons cruciales pour de nombreux
pays d'Afrique et d'Asie. "Depuis le 14 octobre 2022, les inspecteurs russes assignés au Centre de coordination conjoint (JCC) d'Istanbul prolongent significativement l'inspection des navires se dirigeant vers les ports ukrainiens pour recevoir des céréales ou q...
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