«C'est la danse la plus pratiquée en France, mais c'est la plus absente de la scène française.» Wayne Barbaste, chorégraphe et fondateur de la compagnie Calabash, à Lyon, résume ainsi le paradoxe de la danse jazz, grande absente des programmations chorégraphiques de l'Hexagone. «Il y a vingt ans, la programmation jazz représentait 0,01% des spectacles qu'on pouvait voir sur les scènes nationales. Depuis, la situation a encore empiré», regrette également Émilie Juppin, ancienne danseuse dans plusieurs compagnies jazz, qui dirige aujourd'hui sa propre école à Montreuil.
Née aux États-Unis, la danse jazz se pratiquait à l'origine en couple par les Noirs américains sur des musiques jazz, et s'est progressivement enrichie de nombreuses influences, allant du charleston aux danses traditionnelles européennes. Dans les années 1940, plusieurs chorégraphes, comme Jack Cole, en ont fait une danse académique pour l'amen...
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