Comment se fait la chasse aux criminels?

MSN - 22/10
Tous les profils génétiques ayant été déterminés à partirde traces d’ADN prélevées sur des scènes de crime au Canada sont déposés dans le fichier de criminalistique et le fichier des victimes de la Banque nationale de données génétiques (BNDG), qui a été créée en 2000.

La semaine dernière, on annonçait l’arrestation de l’homme qui aurait agressé sexuellement et assassiné Guylaine Potvin, une jeune étudiante de 19 ans, à Jonquière, en avril 2000. La Sûreté du Québec précisait avoir réussi à identifier et à épingler le suspect, 22 ans après le drame, grâce à « des méthodes innovantes en biologie judiciaire ». La SQ ne peut décrire les techniques précises employées pour démasquer ce criminel étant donné que le cas est en cour. Des spécialistes nous expliquent cependant les technologies et les procédés actuellement utilisés pour élucider des dossiers non résolus, comme celui de Guylaine Potvin.

Les techniques d’analyse de traces d’ADN présentes sur des scènes de crime ont révolutionné les enquêtes au milieu des années 1990. Avant cela, l’examen des pièces à conviction était plutôt superficiel et peu fiable. Par exemple, dans le cas de la petite Christine Jessop, âgée de neuf ans, qui a été agressée sexuellement puis tuée au nord de Toronto en 1984, un cheveu brun accroché à son collier avait été utilisé pour accuser à tort le voisin, Pierre-Paul Morin. À...
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