Pourquoi les empreintes génétiques ne protègent plus la vie privée - Sciences et Avenir

Coralie Lemke - Sciences Et Avenir - 21/10
Les empreintes génétiques prélevées par les services médico-légaux peuvent révéler des informations sur l'état de santé et menacer la vie privée des personnes dont l'ADN a été recueilli.

99,9% de notre ADN est semblable à celui du reste de la population. Dans ces conditions, comment identifier le propriétaire du matériel génétique découvert sur une scène de crime ? La science médico-légale a fourni une réponse à cette question, avec la façon de différencier deux ADN.

INSTRUCTIONS. L'ADN donne les instructions pour assembler les acides aminés dans nos protéines selon des séquences précises. Pour que les protéines soient fonctionnelles, il faut une combinaison spécifique d'acides aminés. Une protéine qui ne fonctionne pas, ou absente, pourra entraîner une maladie génétique.

Afin de différencier deux empreintes génétiques, il faut donc aller chercher dans les 0,1% restants, là où l'ADN n'est pas connu pour coder quoi que ce soit de spécifique, ce qu'on appelle "l'ADN non codant." "Parmi les quelque 3 millions de bases d'ADN (les bases forment les acides aminés, ndlr) qui ne codent pas pour les protéines, il y a des régions avec de multiples copies de courtes séquences répétées de ces bases. Ces séquences se répètent un nombre variable de fois chez différents individus. De telles régions sont appelées 'répétitions en tandem courtes à nombre variable' et elles constituent la base de l'analyse STR (pour "short tandem repeats"). Une collection de celles-ci peut fournir des preuves statistiques presque irréfutables de l'identité d'une personne, car la probabilité que deux personnes non apparentée...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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