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"Plus que Napoléon, c'est Joséphine le symbole de la domination coloniale" en Martinique
Huffpost FR -
05/05
"Il y a la mémoire de l’esclavage colonial et il y a la mémoire de l’Histoire de France". Emmanuel Macron célèbre ce 5 mai le bicentenaire de la mort de l'empereur controversé, un choix risqué.
by Marc Guitard via Getty ImagesLa statue de Joséphine de Beauharnais, décapitée, sur la Savane en Martinique (ici photographiée en janvier 2020) a depuis été complètement démolie.
POLITIQUE - “Regarder en face” l’héritage de Napoléon Bonaparte, sans être “dans l’hagiographie, ni dans le déni, ni dans la repentance”. Emmanuel Macron devra marcher sur un fil ce mercredi 5 mai, alors qu’il commémore le bicentenaire de la mort de l’empereur aussi admiré que honni.
Père du Code civil. Stratège militaire brillant. Tête pensante d’un coup d’État qui sonnera le glas de la 1re République. Responsable du rétablissement de l’esclavage dans les ex-colonies françaises, sous une forme encore plus ségrégationniste que pendant la monarchie. Deux cents ans après sa disparition, la figure de Napoléon Ier divise encore en France, où il est autant acclamé que détesté.
Mais en Martinique, où le décret rétablissant l’esclavage de façon effective est signé en 1802, ce n’est pas tant le souvenir de Napoléon Bonaparte qui est honni que celui de sa première épouse, Joséphine de Beauharnais. Entretien avec Valérie-Ann Edmond-Mariette, doctorante en histoire à l’Université des Antilles et spécialiste de la mémoire de l’esclavage.
Le HuffPost: Napoléo... [Courte citation de 8% de l'article original]
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