Il y a encore quelques semaines, le ciel des relations entre le Maroc et l’Espagne semblait complètement dégagé. Pas plus loin que le 23 février dernier, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’entretenait par visioconférence avec son homologue espagnole, Arancha Gonzalez Laya. Les deux diplomates se félicitaient alors des «excellentes relations profondes et stratégiques entre leurs deux pays» et convenaient même de renforcer la coopération sectorielle. L’enthousiasme était tel que les deux ministres sont allés jusqu’à réveiller le serpent de mer qu’est le projet herculéen d’un tunnel censé relier le royaume chérifien à la péninsule ibérique via le détroit de Gibraltar.
⭕️Le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Étranger, M. Nasser Bourita, a eu aujourd'hui un entretien par visioconférence avec son homologue espagnole, Mme @AranchaGlezLaya▶️https://t.co/GbsjQ4t92n @Emb_Marruecos pic.twitter.com/Z56llm1BrE
— Maroc Diplomatie 🇲🇦 (@MarocDiplomatie) February 23, 2021
Tout allait donc pour le mieux entre Madrid et Rabat jusqu’à ce que le ciel s’assombrisse fin avril 2021 et qu’une violente tempête diplomatique éclate. Tout d’un coup, le ton a complètement changé du côté marocain. «Avec des partenaires, on ne manœuvre pas derrière le dos sur une question fondamentale pour le Maroc», a martelé le chef de la diplomatie marocaine dans une interview accordée à l’agence de presse espagnole EFE, publié samedi 1er mai. «Nous allons voir si la réalité et la sincérité de notre relation ne sont pas juste des slogans», a même ajouté Nasser Bourita, furieux, avant de s’interroger: «L’Espagne souhaite-...
[Courte citation de 8% de l'article original]