La crise des missiles de Cuba semble être sur toutes les lèvres. Juste à temps pour son 60e anniversaire.
Le président américain Joe Biden a prévenu, le 6 octobre, que la menace faite par Vladimir Poutine d'utiliser l'arme nucléaire en Ukraine laissait envisager «la perspective d'un Armageddon» inédite «depuis Kennedy et la crise des missiles de Cuba». Et de la même manière que John Fitzgerald Kennedy avait réussi à conclure, avec Nikita Khrouchtchev, un accord lui permettant de sauver la face pour qu'il retire ses missiles de Cuba en 1962, Joe Biden s'est demandé quel type d'accord pourrait aujourd'hui inciter Poutine à retirer ses troupes d'Ukraine. «Nous sommes en train d'essayer de déterminer quelle pourrait être la rampe de sortie pour Poutine», a-t-il déclaré.
D'innombrables analystes, journalistes et commentateurs ont eu recours à la même comparaison –tant pour décrire l'ampleur des risques que pour évoquer une sortie diplomatique. Toutefois, s'il est utile de tirer des leçons de l'histoire, les comparaisons avec le passé peuvent aussi parfois être trompeuses. Des crises en apparence similaires peuvent, dans les faits, être si différentes qu'aucune leçon ne puisse en être tirée.
Il y a un vieux dicton qui dit que «l'histoire ne se répète pas, mais elle rime souvent». C'est vrai, mais il arrive aussi qu'elle ne rime pas du tout. Pour dire les choses clairem...
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