Gestion des cas difficiles, hospitalisations avec et sans consentement, irresponsabilité pénale, manque de moyens…
Le journaliste Valentin Gendrot a passé quinze mois dans l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, «l'I3P», qui accueille les personnes arrêtées présentant des troubles mentaux manifestes.
Dans ce sas de la folie ordinaire, le journaliste est allé à la rencontre des malades, des infirmiers et des médecins. Le récit saisissant qu'il en tire, L'I3P infiltrée, publié le 12 octobre 2022 aux éditions Albin Michel, dévoile la face cachée de la société à travers le fonctionnement d'une structure où se concentrent tout son mal-être et sa misère. Nous en publions ici un extrait.
La psychiatrie et les faits divers font vendre lorsque le sang coule. Dans les rues, les transports en commun, ou sur le palier de notre porte, nous avons tous croisé des personnes au comportement suspect, anormal car ivres, droguées ou en état de décompensation psychique. Dans pareil cas, on imagine t...
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