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« J’ai laissé mon cœur à l’Alcazar »
LOrientLeJour -
14/10
Camille Tarazi prépare en ce moment un livre sur l’hôtel Alcazar, qui appartenait à sa famille. L’Alcazar, qui se situait à Minet el-Hosn, figure sur bon nombre de cartes postales de l’époque. Des...
Camille Tarazi prépare en ce moment un livre sur l’hôtel Alcazar, qui appartenait à sa famille. L’Alcazar, qui se situait à Minet el-Hosn, figure sur bon nombre de cartes postales de l’époque. Des balcons des 80 chambres, on avait une vue sensationnelle sur le petit port de pêche, toute la façade nord de Beyrouth et, à l’horizon, le Mont-Liban. Dans ce même « quartier des grands hôtels », on trouvait aussi le Saint-Georges, l’Excelsior, le Palm Beach, le Phoenicia, le Holiday Inn et, un peu plus loin, le Normandy. L’Alcazar est mort foudroyé à 16 ans : on n’imagine pas comme l’âge d’or de l’hôtellerie libanaise ne se résume, en gros, qu’à quelques instants avant le cataclysme.
L’hôtel a été fondé il y a 63 ans par Émile, le grand-père de Camille, et Alfred Tarazi. Les deux frères représentaient la troisième génération de propriétaires de « Maison Tarazi », spécialisée dans l’artisanat levantin depuis 1862 ; Camille en est la cinquième. Avant de rentrer au Liban, les frères Tarazi géraient des... [Courte citation de 8% de l'article original]
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