Le président russe Vladimir "Poutine dit qu'il ne bluffe pas avec la menace nucléaire. Il doit alors comprendre que les pays qui soutiennent l'Ukraine, l'Union européenne et ses États membres, les États-Unis et l'Otan, ne bluffent pas non plus", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. "Toute attaque nucléaire contre l'Ukraine entraînera une réponse, pas une réponse nucléaire, mais une réponse militaire si puissante que l'armée russe sera anéantie", a-t-il ajouté, s'exprimant devant le collège d'Europe à Bruges après une réunion de l'Otan.
Dans l'immédiat, c'est d'évacuations de population qu'il est question à Moscou. "A la suite de l'appel du chef de la région de Kherson (...) le gouvernement a décidé d'organiser une aide pour le départ des habitants de la région vers d'autres régions" de la Fédération de Russie, a déclaré le vice-Premier ministre Marat Khousnoulline à la télévision. Plus tôt dans la journée, les autorités d'occupation russes de la région de Kherson avaient demandé à Moscou d'organiser l'évacuation des civils de ce territoire annexé fin septembre avec trois autres territoires ukrainiens.
"HUB GAZIER"
Lors de sa rencontre avec son homologue turc hier, le président russe a proposé de créer un "hub gazier" afin de permettre aux Européens de recevoir du gaz à des prix moins "exorbitants".
Une proposition de Vladimir Poutine peu appréciée par la présidence française. "Il n’y a pour nous aucun sens à créer de nouvelles infrastructures qui permettraient d’importer davantage de gaz russe", a fait savoir l'Élysée. Avant de souligner : "Il y a quelques mois encore, presque 40% du gaz livré à l'Union européenne venait de Russie. Aujourd'hui cette part du gaz russe est de 7,5% seulement et elle a encore vocation à diminuer."
"RÉPONSE MILITAIRE"
Le chef de la diplomatie européenne a promis une "réponse militaire" en cas d'attaque nucléaire en Ukraine de la part de la Russie. Des propos qui ne vont pas dans le même sens que ceux tenus par Emmanuel Macron mercredi soir. Lors d'une interview sur France 2, le président de la République a répété : "Nous ne voulons pas d'une guerre mondiale (...). Nous soutenons l'Ukraine dans sa résistance, sans faire la guerre."
ÉVACUATION
Alors que la contre-offensive ukrainienne se poursuit dans la région de Kherson, la Russie a annoncé qu’elle allait organiser l’évacuation de la population vers son territoire, à la demande des autorités locales d’occupation. "Nous fournirons à chacun un logement gratuit et tout le nécessaire", a indiqué le vice-Premier ministre Marat Khousnoulline, sans donner plus de détails sur le nombre de personnes concernées.
Les habitants seront emmenés dans la péninsule de Crimée, annexée en 2014 par Moscou, et dans des régions du sud de la Russie. En cause, la progression rapide des forces ukrainiennes dans cette région du sud du pays. Jeudi, elles ont annoncé avoir reconquis cinq nouvelles localités dans la région de Kherson après en avoir conquis cinq autres la veille.
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Une frappe ukrainienne dans la région de Belgorod en Russie, frontalière de l'Ukraine, a fait exploser un dépôt de munitions, a annoncé jeudi le gouverneur régional, Viatcheslav Gladkov, ajoutant que "selon des données préliminaires, il n'y a pas de victimes ni de blessés". Les autorités russes avaient accusé plus tôt jeudi l'Ukraine d'avoir bombardé un immeuble résidentiel à Belgorod, une ville importante rarement touchée par des tirs et située dans une région frontalière de l'Ukraine.
L'armée ukra...
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