Saccage des Instituts français : des artistes burkinabés à cœur ouvert

Bernard Kaboré - LePoint - 13/10
REPORTAGE. Un peu plus de 10 jours après le saccage de l’Institut français de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, le milieu culturel burkinabé panse encore ses plaies.

Quelle mouche a pu bien piquer les manifestants ce jour-là ? La question est encore dans tous les esprits, près de deux semaines après que les Instituts français de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays, ainsi que l'ambassade de France au Burkina ont été vandalisés par des mécontents, en plein coup d'État.

Le 1er octobre, des manifestations se sont multipliées au lendemain du putsch qui a porté le capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir, destituant le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même auteur d'un putsch huit mois plus tôt.

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Des scènes de désolation

Ce mercredi 12 octobre dans l'après-midi, l'Institut français de Ouagadougou, la capitale, fermé après le passage des vandales, a rouvert ses portes à qui veut toucher du doigt la réalité de l'étendue des dégâts, drainant une marée de journalistes et d'acteurs culturels. De la guérite de l'établissement à ses différents com...
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