Étudiants et secouristes, un quotidien écartelé entre les missions à la Croix-Rouge et les études

LOrientLeJour - 10/03
« Tous les secouristes ont, sans doute, plus peur pour leurs parents que pour eux-mêmes », estime Sarah Younes, 24 ans, étudiante en master de psychologie clinique et...

Depuis le mois de janvier, le nombre de personnes infectées par le coronavirus au Liban n’a cessé de croître. Une situation qui impacte la vie des jeunes secouristes, surtout que le transport des patients est pris en charge par la Croix-Rouge libanaise. Responsable du matériel paramédical d’urgence dans son secteur, Sarah Younes, 24 ans, étudiante en master de psychologie clinique à l’Université libanaise, se rend au centre d’Antélias un jour sur deux, en plus de sa permanence habituelle. Bien que les horaires de garde n’aient pas été modifiés, les urgences prennent désormais plus de temps. Les procédures qui nécessitaient auparavant 30 minutes ont besoin aujourd’hui de plus d’une heure pour être accomplies, vu l’établissement d’un protocole de préparation et d’équipement propre au coronavirus, ainsi que la désinfection après chaque mission. « Il y a toujours un risque même si le patient à secourir n’a pas déclaré avoir contracté le virus : il peut être asymptomatique ou ne pas encore savoir qu’il a été en contact avec un cas de Covid. Je pense que tous les secouristes ont sans doute plus peur pour leurs parents que pour eux-mêmes », esti...
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