Depuis la création du Front national il y a cinquante ans, en 1972 –devenu Rassemblement national (RN) en 2017–, la présidence du parti a été occupée sans discontinuer par un membre de la famille Le Pen, Marine succédant à son père Jean-Marie en 2011.
La décision de celle-ci d'abandonner la présidence à un «non-Le Pen» peut donc surprendre et interroger. Elle marque, au moins symboliquement, la fin d'une époque, tournant que Marine Le Pen a assumé en évoquant lors du colloque dédié jeudi 6 octobre à l'Assemblée nationale «l'aggiornamento» du parti. Mais elle fait aussi partie d'une stratégie plus large visant à permettre à la députée RN d'être élue présidente de la République lors des élections de 2027.
Il y a encore quelques mois, la légitimité et le leadership de Marine Le Pen semblaient particulièrement contestés...
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