Samedi soir, elle a illuminé la finale de The Voice Kids sur TF1. Sa voix et son histoire ont bouleversé les téléspectateurs. Adolescente radieuse, Sanaa souffre pourtant de l’intérieur, à cause d’une maladie invisible, dont seul le chant la libère. "Je suis atteinte du syndrome d'Ehlers-Danlos, une maladie génétique rare, qui touche les articulations et qui me créé de très fortes douleurs. Ce qui fait que je suis très fragile et je dois faire attention en permanence", explique la jeune fille de 13 ans dans la vidéo du portrait de la semaine de "Sept à Huit" à retrouver en tête de cet article.
"Si je tombe, la douleur sera ressentie 100 fois plus qu’une personne qui ne serait pas atteinte de cette maladie-là", détaille-t-elle. "Quand on me voit comme ça, on pourrait ne pas y croire, mais il y a des jours où c’est impossible de me lever, et d’autres où tout va bien." Pour Sanaa, chaque situation du quotidien devient un potentiel danger : manquant d’équilibre, la jeune fille doit être vigilante dès qu’elle marche. Lorsqu’elle tombe, "ce sont des fractures à répétition", des passages réguliers à l'hôpital. "J’ai des attelles pour à peu près toutes les parties du corps à la maison", glisse-t-elle dans un sourire.
Dès ses premières années, ses parents constatent qu’elle met du temps à apprendre à marcher, peine à se tenir droite. Après avoir "défilé de médecin en médecin", le diagnostic de la maladie est finalement posé à ses huit ans.
C'est cette histoire que Sanaa est venue porter sur la scène de la dernière saison de The Voice Kids, en reprenant "Ne me jugez pas" de Camille Lellouche. Sa voix claire et son interprétation du titre font carton plein auprès des juges et des téléspectateurs. Il faut dire que certains vers semblent faire directement écho à son propre parcours : "C'est trop facile quand on n'sait pas / C'est trop facile quand on n'voit pas".
"Cette chanson a une grande place pour moi aujourd’hui, parce que c’est l’histoire d'une personne qui dit : 'vous ne voyez pas ce que j’ai, alors pourquoi vous portez un jugement ? Vous ne me connaissez pas vraiment'", explique la jeune fille, frappante de maturité. "Dans ma vie, j’ai beaucoup été critiquée et jugée pour ma maladie, parce qu’elle est invisible. On pensait que c’était de la comédie, que je faisais exprès de se faire mal."
Pourtant, encore aujourd’hui, l’adolescente ne peut pas écrire ni faire de sport, à part de la natation, un train de vie contraignant donc elle assure pourtant, avec un large sourire, avoir "pris l’habitude". Quant à l’évolution de la maladie, sur laquelle la recherche ne dispose encore que de peu de connaissances, elle diffère d’une personne à l’autre. À l’âge adulte, cela pourra empirer ou s’améliorer. "On ne perd pas esp...
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