Composter les défunts : l’humusation, pratique funéraire du futur ?

The Conversation France - LePoint - 10/10
En France, l’inhumation et la crémation sont les deux seules dispositions funéraires envisageables. Or, elles présentent de très nombreux inconvénients.

Si nous évitons le plus souvent de penser à notre mort, nous savons néanmoins que notre vie s'achèvera tôt ou tard… Dès lors, il reviendra à nos proches de faire le nécessaire – si possible en respectant nos volontés, mais dans un cadre légalement restreint.

En France, seules deux dispositions funéraires sont envisageables : l'inhumation ou la crémation. Toutefois, il est désormais établi que les bilans sanitaires et environnementaux de ces pratiques sont mauvais : pollution des sols, saturation des cimetières et immobilisation à long terme d'espaces urbains, consommation importante d'énergie ou encore émission de gaz à effet de serre sont autant de sources de préoccupation…

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Dans ce contexte, les pratiques funéraires « alternatives » sont de plus en plus plébiscitées. Dans l'Hexagone, nombreux sont ceux qui souhaiteraient que leur corps puisse être (littéralement) recyclé : c'est le principe de l'humusation, une forme de compostage appliquée aux défunts. Il s'agit d'entourer la dépouille de fragments végétaux pour permettre sa décomposition par les micro-organismes.

Bien que directement inspirée des processus biologiques, cette biodégradation soulève de nombreuses questions.

L'humusation et la loi

L'évocation de l'humusation provoque souvent dégoût et ironie, mais cette pratique est loin d'être incongrue : aux États-Unis, le compostage des corps humains a été légalisé dans l'État de Washington en 2019, s...
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