La belle rentrée du Petit Nicolas

Philippe Guedj - LePoint - 08/10
Et aussi : Delphine de Vigan adaptée au théâtre ; Hockney face à la tapisserie de Bayeux ; « L’Innocent », l’échappée belle de Louis Garrel…

Un ravissement. Un salutaire retour aux sources. Et un touchant hommage au minot culte du tandem Sempé/Goscinny, après trois longs-métrages « live » plutôt frustrants. Grand Prix du festival d'animation d'Annecy, Le Petit Nicolas : qu'est-ce qu'on attend pour être heureux rend justice au centuple à l'univers tendre, espiègle, poétique et désopilant bâti par ses deux architectes dans la France des Trente Glorieuses. Fidèle au trait du regretté Sempé (disparu le 11 août), y compris dans ses couleurs à l'aquarelle, ce délicieux voyage dans nos propres souvenirs d'enfance alterne deux narrations. Le fil principal déroule l'amitié entre le dessinateur Jean-Jacques Sempé (incarné par la voix de Laurent Lafitte) et le scénariste/dialoguiste René Goscinny (Alain Chabat), jusqu'à la mort prématurée de ce dernier, en 1977. Une trame ponctuée d'échappées au cœur même des contes, où nous retrouvons les plus mémorables facéties de l'écolier Nicolas et de ses turbulents copains de récré. Idée lumineuse : faire déborder la fiction dans le réel, quand le petit garçon sort des planches pour interagir avec ses auteurs.

Le film croise les aventures de Nicolas et l’histoire personnelle du binôme Goscinny/Sempé.

Cornaqués de près par Anne Goscinny (fille de René) au scénario, les réalisateurs, Amandine Fredon et Benjamin Massoubre, nous emmènent faire le tour du globe, de Buenos Aires ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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