Comment la communauté gay s'est mobilisée face au Monkeypox

Laure Dasinieres - Slate FR - 07/10
Depuis quelques semaines, la courbe des contaminations au virus semble se tasser. Une surprise? Pas vraiment: la communauté gay spécifiquement exposée au virus a su très rapidement s'adapter.

Dès les premiers foyers de Monkeypox en zones non endémiques courant mai 2022, une réalité épidémiologique a émergé: le virus touchait spécifiquement la communauté LGBT+, tout particulièrement les hommes gays, relativement jeunes et ayant des partenaires multiples. Et cette réalité s'est par la suite confirmée.

Dans son point du 16 août 2022, Santé publique France détaille –ce détail n'est plus réalisé dans les points suivants: «Parmi les cas investigués, 74 sont immunodéprimés (5,1% des cas ayant répondu); 385 sont séropositifs au VIH (soit 25% des cas connaissant leur statut VIH). Chez les cas non porteurs du VIH, 701 sont sous prophylaxie pré-exposition ou PrEP (soit 64% des cas non porteurs du VIH ayant répondu à la question). À ce jour, en France, 95% des cas pour lesquels l'orientation sexuelle est renseignée sont survenus chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Parmi les cas pour lesquels l'information est disponible, 71% déclarent avoir eu au moins 2 partenaires sexuels dans les 3 semaines avant l'apparition des symptômes.»

Par ses pratiques sexuelles et ses modes de socialisation, une partie de la communauté gay s'est retrouvée particulièrement exposée à une épidémie qui a commencé à se développer en son sein lors de manifestations estivales et à un virus qui se comporte vraisemblablement comme une IST. En effet, s'il ne se tr...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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